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Dépasser la résistance au changement.

J’ai retrouvé récemment des écrits sur la neuroscience et le leadership, spécifiquement l’article écrit par David Rock et Jeffrey Schwartz qui parle des liens qui existent entre le cerveau (l’organe) et l’esprit (la conscience humaine qui pense, sent, agit et perçoit).
Ils décrivent que toute transformation organisationnelle qui tient compte à la fois de la nature physiologique du cerveau et des facteurs qui prédisposent les gens à résister aux changements, comporte plus de chance de succès, car le changement est pénible à l’humain.
Tout comme le fait de conduire pour la première fois une voiture manuelle, le fait de changer une habitude organisationnelle bien ancrée peut être éprouvante et requiert beaucoup d’efforts. L’attention soutenue qu’elle demande est exigeante, ce que plusieurs trouvent inconfortable. Ils feront alors tout ce qu’ils peuvent pour éviter le changement et l’inconfort qui vient avec.
Les entreprises aussi ont cette tendance à maintenir le statut quo confortable, car il faut une bonne dose de volonté et d’attention pour modifier un comportement. Il a été démontré par le Dr Michael O’Donnell PHD qui a créé le modèle AMSO, que seulement 5% des facteurs de réussite d’un changement de comportement était attribué à la conscience, 30% à la motivation de changer, 25% par le développement des compétences et la plus importante partie, soit 40%, passait par la pratique et d’opter pour de nouvelles opportunités.
Les entreprises misent sur la prise de conscience qui est l’étape primaire à un changement, mais sans la motivation ou sans expérimentation de faire autrement, le changement n’est pas durable.
Selon les auteurs, cultiver les moments de prises de conscience permet à l’individu une série complexe de liens entre plusieurs parties de son cerveau et il peut modifier lui-même son attitude et passer aux autres étapes nécessaires pour changer son comportement. Ces connexions peuvent accroître nos ressources mentales et permettre de surmonter la résistance du cerveau au changement.
Pour être utiles, les prises de conscience doivent venir de l’intérieur plutôt que d’être présentées comme des conclusions extérieures. Il est connu que le moment où se produit la prise de conscience est ressenti comme une expérience positive et énergisante. Cette onde d’énergie est très utile pour faciliter la transition.
En commençant par tourner la page sur les comportements problématiques et en se concentrant sur la création de nouveaux comportements, ils formeront de nouveaux circuits dans le cerveau.
C’est pourquoi il est essentiel d’encourager la prise de conscience pour s’engager soi-même dans le nouveau comportement souhaité et la recherche de solutions, plutôt qu’en donnant des conseils.
C’est la base de la méthodologie de coaching qui accompagne l’individu à trouver ses propres solutions par des questions ouvertes qui favorisent la prise de conscience et lui offre l’intégration et l’opportunité de changer son comportement de façon permanente.

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Réduire ses attentes et augmenter son appréciation

Nous vivons dans une ère de performance, nous sommes oppressés par cette réalité de mieux performer et d’en faire toujours plus pour être apprécié, pour avoir l’impression d’être à la hauteur.
Cette pression des résultats n’échappe à aucun gestionnaire dans son milieu de travail, quel qu’il soit. Les objectifs diffèrent assurément mais le chemin pour s’y rendre demeure particulièrement sinueux.
J’observe chez mes clients une constante insatisfaction en lien avec leur performance et celles de leurs pairs et/ou leurs employés. Quand je leur demande ce qu’ils ont fait de bien selon leurs perspectives et à quel pourcentage ils évaluent leur insatisfaction par rapport à leur satisfaction, les résultats me surprennent régulièrement.
La plupart sont appréciatifs à plus de 70% de ce qu’ils accomplissent, et ils mettent en relief le 30% qui ne l’est pas de façon récurrente.
Qu’est-ce qui nous pousse à voir en priorité la tache noire au milieu du grand mur blanc, quand l’espace blanc occupe la majorité de l’espace et reflète toutes les possibilités que nous souhaitons explorer et perpétuer?
Je vous invite à réfléchir, quelles ont été vos dernières paroles d’appréciation à votre égard ou celles de vos proches en lien avec tous les accomplissements positifs des dernières semaines.
Se reconnaître et apprécier ce que nous avons à offrir nous aide à apprécier ce que les autres nous offrent avec toutes leurs bonnes intentions reliées. Réduire ses attentes à un niveau réaliste et augmenter son appréciation sur ce qui est effectué selon nos besoins demeure, selon plusieurs spécialistes, la voie du mieux-être dans toutes les sphères de nos vies!

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Aiguisez votre sens politique

Développer son sens politique revient souvent comme un défi récurrent parmi mes clients gestionnaires. C’est un mal nécessaire pour progresser dans les corporations, et souvent notre habileté à jouer le jeu politique nous fait grincer des dents juste d’y penser et parce qu’on ne se sent pas performant, on évite de s’y attarder et on juge ceux qui le font habilement. En fait, le sens politique est une corde de plus à son arc professionnel pour s’associer aux bonnes personnes et aller chercher des appuis considérables.

Comprendre les enjeux politiques, c’est s’attarder à ce qu’il y a de plus humain et les jeux politiques sont essentiels pour décoder les réseaux informels dans notre environnement de travail et optimiser notre compréhension de l’environnement dans lequel nous évoluons pour progresser.

À quoi notre patron ou nos collègues portent-ils attention, qu’est-ce qui important pour eux? Bien paraître pour certains est déterminant ou être efficace pour d’autres est essentiel par exemple, ces facteurs nous indiquent où ne pas aller dans nos interventions avec cette personne, au risque de se mettre à dos cette ressource déterminante au quotidien.

Qui dans votre équipe détient le contrôle et exerce son pouvoir d’influence formel ou informel? Qui a recruté qui, et qui est protégé par qui aide à comprendre les affiliations et ne pas se buter à des murs de résistance.

Comprendre et distinguer le pouvoir formel de l’informel nous permet d’être plus présent à ce qui se passe et influence stratégiquement nos relations d’affaires. N’oubliez pas que c’est vous qui donnez à l’autre le pouvoir sur vous au niveau relationnel.

Il est tout indiqué de travailler en premier avec nos alliés pour consolider nos positions, ensuite d’influencer les indifférents pour devenir des alliés et en dernier lieu tenter d’identifier et de comprendre les opposants pour mieux se positionner.

Rester intègre et accepter que chacun carbure à quelque chose de différent, permet d’être plus souple et plus stratégique dans ses fonctions, ce qui amène assurément plus de satisfaction au travail.

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Élargir sa pensée logique et faire preuve de sens politique

Je vous partage cette histoire qui me fait sourire et qui illustre bien quelle influence nous pouvons exercer quand nous sommes pleinement présent à ce qui se passe et pouvons évaluer l’impact de nos choix. Il y a toujours plusieurs solutions à un problème, il s’agit de changer l’angle dans lequel on le perçoit.

Il y avait autrefois, dans un petit village, un fermier sans le sou qui devait rembourser une importante somme d’argent à un vieil homme très laid. Comme le fermier avait une fort jolie fille qui plaisait beaucoup au vieux prêteur, ce dernier proposa un marché.

Il dit qu’il effacerait la dette du fermier s’il pouvait marier sa fille. Le fermier et sa fille furent tous deux horrifiés par cette proposition. Alors le vieux prêteur ratoureux suggéra que le hasard détermine l’issue de la proposition.

Il leur dit qu’il mettrait un caillou blanc et un caillou noir dans un sac d’argent vide, et que la fille aurait à piger, à l’aveuglette, un des deux cailloux dans le sac.

  1. Si elle pige le caillou noir, elle devient son épouse et la dette de son père est effacée
  2. Si elle pige le caillou blanc, elle n’a pas à l’épouser et la dette du père est également annulée
  3. Si elle refuse de piger un caillou, son père est jeté en prison

Cette discussion avait lieu sur le chemin devant la maison du fermier, et le sol était jonché de cailloux. Tout en continuant de parler, le vieux monsieur laid se pencha pour ramasser les deux cailloux.

Comme il ramassait, la jeune fille, qui avait l’œil vif, remarqua qu’il avait ramassé deux cailloux noirs et qu’il les avait mis dans le sac. Mais elle ne dit rien.

Puis le vieux prêteur demanda à la jeune fille de piger dans le sac. Imaginez un instant ce que vous auriez fait si vous aviez été là? Qu’est-ce que vous auriez conseillé à la jeune fille de faire?

Si on analyse bien, il y a 3 possibilités :

  1. La fille devrait refuser de piger un caillou
  2. La fille devrait sortir les deux cailloux noirs du sac, montrant que le vieux avait triché
  3. La fille devrait piger le caillou noir, et se sacrifier en mariant le vieux pour épargner l’emprisonnement à son père

Qu’est-ce que vous auriez fait à sa place?

Voici ce que la jeune fille fit :

 Elle pigea dans le sac et en sortit un caillou qu’elle échappa aussitôt par terre, gauchement, sans qu’on n’ait pu le voir, et il se confondit spontanément avec la multitude des autres cailloux sur le sol.  Ce que je peux être maladroite, s’exclama la jeune fille!

Mais qu’importe, si je sors du sac le caillou qui reste, on verra bien lequel j’avais pigé en premier.

Puisque le caillou restant était noir, le premier caillou pigé ne pouvait qu’être blanc.

Et comme le vieux prêteur n’osa pas avouer sa malhonnêteté, la jeune fille transforma la situation qui semblait impossible en un dénouement fort avantageux.

Je n’ai malheureusement pas pu retrouver son auteur, si vous le connaissez, n’hésitez pas à le partager en commentaire.

 

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Ce besoin d’appartenance qui nous comble

Qu’est-ce qui fait que nous sommes plus heureux au travail et dans notre vie en général.

C’est très varié pour chacun d’entre nous, j’observe cependant chez mes clients qu’il y a une récurrence, appartenir à un groupe avec qui on partage les idéaux semble le dénominateur commun de l’équilibre, avoir notre propre réseau de soutien.

Les gens me disent souvent qu’ils ont besoin de s’entourer de gens qui pensent comme eux, qui les confortent dans leurs façons de penser. C’est rassurant de ne pas remettre en question ses préjugés, l’être humain a besoin d’avoir raison. Le regard de l’autre qui nous identifie comme un pair est le reflet de notre identité sociale et nous aide à conserver notre équilibre psychologique.

Les réseaux sociaux contribuent à nourrir ce besoin fondamental, d’où j’estime sa popularité exponentielle des dernières années. Malgré tout, certains clients expriment leur désarroi en étant témoin de toutes les prouesses de leurs amis, et se renferment dans la solitude pour ne pas communiquer leur détresse publiquement.

En coaching notre question-clé est souvent je suis au service de qui ou de quoi dans cette situation?

Qu’est-ce que vous dévoilez au monde extérieur et qu’est-ce que vous vivez à l’intérieur de vous?

Où portez-vous votre attention actuellement, dans quelle sphère de votre vie et qu’est-ce que vous ignorez, qui est plus absent?

L’équilibre pour moi, c’est d’être bien entourée dans l’authenticité, d’entretenir un réseau de soutien de confiance en acceptant la différence au quotidien et ce, dans toutes les sphères de notre vie.

Crédit photo: Normand Leduc

 

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Quand les émotions nous envahissent…

La méditation apporte un calme intérieur et une connexion à nous-mêmes qui nous ramène au moment présent quand les émotions dominent notre raison.

Je vous invite à écouter cette vidéo quand tout se bouscule en vous et autour de vous. Choisir un endroit calme sur une chaise les pieds au sol en portant attention à votre respiration.

Prendre une pause pour mieux rebondir pour la suite.

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Gestion humaine: avez-vous le style directif ou collaboratif?

 

Gérer une équipe, c’est optimiser le potentiel de chacun en acceptant la différence.

J’ai observé au cours de ma carrière que les leaders qui s’entourent de gens qui leur ressemblent sont voués à se limiter dans leurs possibilités de développement et dans celles de leur équipe. Les gestionnaires qui n’ont pas confiance en eux ont peur de s’entourer de gens forts qui les challengeront dans leur mode de fonctionnement, dans leur façon de penser. Ils se privent d’évoluer, car ils évitent les nouveautés pour maintenir une forme de contrôle dans une réalité connue qui les sécurise.

Les leaders confiants sont conscients qu’il y a plusieurs façons de faire ou de voir les choses, ils stimulent leurs gens à collaborer, à partager leur point de vue en offrant de la rétroaction constante qui favorise l’apprentissage en continu. En déléguant des responsabilités à la hauteur de leur potentiel, il leur donne le goût de se lever le matin pour continuer à se dépasser, car les employés se sentent concernés et motivés à faire une différence dans l’organisation.

Le directif demande à ses gens d’exécuter la tâche demandée sans trop réfléchir ou sans la remettre en question. Le collaboratif investira dans le capital relationnel et n’hésitera pas à demander de l’aide et à prendre des risques pour réussir à atteindre collectivement les objectifs. Selon vous, lequel des deux aura le plus de chance de mobiliser son équipe et d’obtenir un bon taux de rétention du personnel?

Ce qui est différent peut être complémentaire et enrichissant, mais parfois menaçant. Accepter que l’autre puisse avoir une perspective différente demeure stimulant pour les employés, ils se sentent entendus et considérés, ce qui les mobilise et les incite à continuer de s’engager dans la voie de la présence et de l’amélioration continue, en valorisant l’apprentissage comme mode de développement.

Crédit Photo : Normand Leduc

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La somatique, cette intelligence méconnue

J’ai fait une lecture fort intéressante qui souligne l’importance de notre somatique dans notre quotidien. Tout passe par le corps, de différentes façons. L’auteure nous invite à se tourner vers nos corps pour faire la lumière intérieure sur nos émotions.
Nous évitons de ressentir dans notre corps parce que c’est douloureux, le déni devient plus facile à gérer, il nous permet de fonctionner en contrôlant nos actions au lieu de les vivre.
J’aimerais rappeler à mes clients que ce contrôle exercé est très exigeant au niveau énergétique, et il est souvent la source de douleur plus que les émotions elles-mêmes.
Les filtres que nous maintenons avec cette attitude, nous distance aussi de notre relation à nous-mêmes et avec les autres, puisque les émotions demeurent présentes malgré le filtre que nous leur imposons.
Il est plus facile de projeter ces émotions sur les facteurs extérieurs que de se responsabiliser.
Par exemple, il est démontré que la colère se situe au niveau de la mâchoire et la tristesse au niveau de la poitrine, ressentir une douleur à ce niveau permet de mettre en lumière l’émotion cachée que le client ne peut nommer par lui-même, pour l’aider à en prendre conscience et ainsi choisir de l’accepter.
J’ai ressenti une émotion particulière lorsque j’ai lu que s’isoler est le moyen de défense qui représente l’évitement de ne pas recevoir ce que les autres ont à nous offrir pour évoluer…nous perdons le bénéfice d’être dans le moment présent.
Le cercle en mouvement est la seule issue pour se départir de nos croyances limitatives à travers nos sensations et nos limites, d’expérimenter le tout à travers ces trois phases.
1-La pleine conscience, avoir le courage d’accepter nos émotions au lieu de les filtrer, ce qui nous permet aussi de rétablir notre capacité de ressentir le plaisir.
2-S’approprier nos émotions sans les projeter sur les autres, éviter le déni, les blâmes et les excuses qui rationnalisent les situations vécues pour se réapproprier notre pouvoir. Quand nous rendons les autres responsables nous leur donnons le pouvoir sur notre vitalité.
3-L’acceptation, ou le manque d’amour à notre égard est représenté par des douleurs physiques à plusieurs niveaux. Mais le plus important demeure la respiration, si elle n’est pas entière et profonde, elle nous coupe la capacité de ressentir pleinement nos émotions dans le plaisir ou la douleur.
Pour bien intégrer toutes les phases, il faut pratiquer le changement régulièrement afin que
notre cerveau, nos muscles et organes enregistrent ces nouveaux schémas.
Tout ce qui n’est pas complété se répétera…

Références de Getting our bodies back par Christine Caldwell

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Apprivoiser ses angles morts

Chaque être vivant est composé d’ombre et de lumière.  À l’origine de tous les conflits interpersonnels et des épuisements professionnels se trouvent des problématiques liées à notre ombre, celle qu’on veut cacher car nous souhaitons montrer le meilleur de nous-mêmes, être parfaits. Et si nous décidions d’assumer notre entièreté, bien plus que de retrancher tout ce qui dépasse afin de se sacrifier aux exigences sans fin du perfectionnisme, comment évolueraient nos relations dans toutes les sphères de nos vies?

Plusieurs clients me partagent leur honte de s’affirmer, de peur de déplaire, de se faire juger ou d’être pris en défaut ou de ne pas être accepté par leurs pairs. Le perfectionnisme est autodestructeur tout simplement, nous sommes tous parfaitement imparfaits, différemment!

On trouve en particulier dans notre ombre, certaines qualités positives qui n’étaient pas bienvenues dans notre milieu et que nous avons réprimées pour mieux nous faire accepter dans notre société basée sur la performance, tous nos efforts ne seront jamais probablement jamais assez…

Accepter un certain état de fait ne revient ni à l’excuser, ni à l’approuver. Le fait de renoncer à nos bagarres mentales, de lâcher les SI et les MAIS dégage au contraire, le chemin pour une action simple, fluide et bienveillante.

Souvenons-nous que l’ombre personnelle, c’est tout ce qu’on déteste chez nous…et chez les autres.

Références tirés du livre :Découvrir et accueillir sa part d’ombre par Mireille Rosselet Capt, édition Jouvence