La somatique, cette intelligence méconnue

J’ai fait une lecture fort intéressante qui souligne l’importance de notre somatique dans notre quotidien. Tout passe par le corps, de différentes façons. L’auteure nous invite à se tourner vers nos corps pour faire la lumière intérieure sur nos émotions.
Nous évitons de ressentir dans notre corps parce que c’est douloureux, le déni devient plus facile à gérer, il nous permet de fonctionner en contrôlant nos actions au lieu de les vivre.
J’aimerais rappeler à mes clients que ce contrôle exercé est très exigeant au niveau énergétique, et il est souvent la source de douleur plus que les émotions elles-mêmes.
Les filtres que nous maintenons avec cette attitude, nous distance aussi de notre relation à nous-mêmes et avec les autres, puisque les émotions demeurent présentes malgré le filtre que nous leur imposons.
Il est plus facile de projeter ces émotions sur les facteurs extérieurs que de se responsabiliser.
Par exemple, il est démontré que la colère se situe au niveau de la mâchoire et la tristesse au niveau de la poitrine, ressentir une douleur à ce niveau permet de mettre en lumière l’émotion cachée que le client ne peut nommer par lui-même, pour l’aider à en prendre conscience et ainsi choisir de l’accepter.
J’ai ressenti une émotion particulière lorsque j’ai lu que s’isoler est le moyen de défense qui représente l’évitement de ne pas recevoir ce que les autres ont à nous offrir pour évoluer…nous perdons le bénéfice d’être dans le moment présent.
Le cercle en mouvement est la seule issue pour se départir de nos croyances limitatives à travers nos sensations et nos limites, d’expérimenter le tout à travers ces trois phases.
1-La pleine conscience, avoir le courage d’accepter nos émotions au lieu de les filtrer, ce qui nous permet aussi de rétablir notre capacité de ressentir le plaisir.
2-S’approprier nos émotions sans les projeter sur les autres, éviter le déni, les blâmes et les excuses qui rationnalisent les situations vécues pour se réapproprier notre pouvoir. Quand nous rendons les autres responsables nous leur donnons le pouvoir sur notre vitalité.
3-L’acceptation, ou le manque d’amour à notre égard est représenté par des douleurs physiques à plusieurs niveaux. Mais le plus important demeure la respiration, si elle n’est pas entière et profonde, elle nous coupe la capacité de ressentir pleinement nos émotions dans le plaisir ou la douleur.
Pour bien intégrer toutes les phases, il faut pratiquer le changement régulièrement afin que
notre cerveau, nos muscles et organes enregistrent ces nouveaux schémas.
Tout ce qui n’est pas complété se répétera…

Références de Getting our bodies back par Christine Caldwell

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