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Gestion humaine: avez-vous le style directif ou collaboratif?

 

Gérer une équipe, c’est optimiser le potentiel de chacun en acceptant la différence.

J’ai observé au cours de ma carrière que les leaders qui s’entourent de gens qui leur ressemblent sont voués à se limiter dans leurs possibilités de développement et dans celles de leur équipe. Les gestionnaires qui n’ont pas confiance en eux ont peur de s’entourer de gens forts qui les challengeront dans leur mode de fonctionnement, dans leur façon de penser. Ils se privent d’évoluer, car ils évitent les nouveautés pour maintenir une forme de contrôle dans une réalité connue qui les sécurise.

Les leaders confiants sont conscients qu’il y a plusieurs façons de faire ou de voir les choses, ils stimulent leurs gens à collaborer, à partager leur point de vue en offrant de la rétroaction constante qui favorise l’apprentissage en continu. En déléguant des responsabilités à la hauteur de leur potentiel, il leur donne le goût de se lever le matin pour continuer à se dépasser, car les employés se sentent concernés et motivés à faire une différence dans l’organisation.

Le directif demande à ses gens d’exécuter la tâche demandée sans trop réfléchir ou sans la remettre en question. Le collaboratif investira dans le capital relationnel et n’hésitera pas à demander de l’aide et à prendre des risques pour réussir à atteindre collectivement les objectifs. Selon vous, lequel des deux aura le plus de chance de mobiliser son équipe et d’obtenir un bon taux de rétention du personnel?

Ce qui est différent peut être complémentaire et enrichissant, mais parfois menaçant. Accepter que l’autre puisse avoir une perspective différente demeure stimulant pour les employés, ils se sentent entendus et considérés, ce qui les mobilise et les incite à continuer de s’engager dans la voie de la présence et de l’amélioration continue, en valorisant l’apprentissage comme mode de développement.

Crédit Photo : Normand Leduc

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Augmenter sa performance sans y laisser son énergie

Plusieurs études ont démontrées que le système immunitaire s’affaiblit considérablement chez les gens qui dorment moins de sept à huit heures. Se sentir apprécié est aussi vital que se nourrir pour la majorité d’entre nous selon Tony Schwartz qui a écrit The way we’re working isn’t working.
Ce livre m’a grandement fait réfléchir en lien avec le comportement de mes clients au travail et celui de mes anciens collègues et employés. En voulant être toujours efficace et avoir de la valeur, nous avons les yeux rivés sur notre mobile en ne voulant rien rater et répondre le plus rapidement possible, sans trop juger de la pertinence.
Pendant ce temps nous ne sommes ni pleinement présent à la personne devant qui nous parle, ni apte à se concentrer à bien saisir l’intention du courriel et comment on souhaite y répondre adéquatement. Quand la situation tourne au vinaigre, nous blâmons et pointons du doigt sans prendre responsabilité en ne réalisant pas que c’est nous à qui nous faisons le plus de mal en minant notre énergie, notre santé mentale et physique. Nous sommes tellement occupés à faire les choses, que nous ne réfléchissons pas à ce qui est essentiel ou accessoire pour atteindre nos objectifs tant souhaités. Nous perdons beaucoup de notre précieuse énergie dans le faire. C’est pourquoi il est essentiel de prendre une pause à toutes les 90 minutes pour se régénérer émotionnellement, pour se sentir en équilibre et se centrer, prendre de la perspective pour faire face aux défis qui surviendront par la suite.
Quelle est la chose la plus importante à accomplir tous les jours et est-ce que vous la faite en tête de liste?
Les fondations solides demeurent essentielles pour créer un avantage concurrentiel en entreprise; les employeurs auraient tout intérêt à encourager leurs employés à être plus authentiques, à démontrer de l’empathie, être plus présent, à faire preuve de créativité et à trouver un sens à ce qu’ils font. Toutes ces qualités amènent à créer plus de résilience face aux changements et à se sentir compétent au travail comme dans les autres sphères de notre vie.
Laissez le loisir aux employés de gérer leur temps pour remplir leurs tâches et les responsabiliser face aux résultats serait plus efficace que de gérer leur horaire de travail à la minute près.
En comprenant que ça prend entre 21 et 30 jours pour changer un comportement, tout le monde peut y arriver avec de la persévérance et de la motivation à dépasser ses patterns, en acceptant le puissant duel de ne pas vouloir changer pour garder le confort du statut quo.
La récompense pour les employeurs de bien traiter leurs employés, serait qu’ils passeraient moins de temps à blâmer les autres, douter de leurs compétences ce qui leur laisserait plus d’énergie et de transparence pour faire face aux défis grandissants de leur marché et ses clients.