Open post

Aiguisez votre sens politique

Développer son sens politique revient souvent comme un défi récurrent parmi mes clients gestionnaires. C’est un mal nécessaire pour progresser dans les corporations, et souvent notre habileté à jouer le jeu politique nous fait grincer des dents juste d’y penser et parce qu’on ne se sent pas performant, on évite de s’y attarder et on juge ceux qui le font habilement. En fait, le sens politique est une corde de plus à son arc professionnel pour s’associer aux bonnes personnes et aller chercher des appuis considérables.

Comprendre les enjeux politiques, c’est s’attarder à ce qu’il y a de plus humain et les jeux politiques sont essentiels pour décoder les réseaux informels dans notre environnement de travail et optimiser notre compréhension de l’environnement dans lequel nous évoluons pour progresser.

À quoi notre patron ou nos collègues portent-ils attention, qu’est-ce qui important pour eux? Bien paraître pour certains est déterminant ou être efficace pour d’autres est essentiel par exemple, ces facteurs nous indiquent où ne pas aller dans nos interventions avec cette personne, au risque de se mettre à dos cette ressource déterminante au quotidien.

Qui dans votre équipe détient le contrôle et exerce son pouvoir d’influence formel ou informel? Qui a recruté qui, et qui est protégé par qui aide à comprendre les affiliations et ne pas se buter à des murs de résistance.

Comprendre et distinguer le pouvoir formel de l’informel nous permet d’être plus présent à ce qui se passe et influence stratégiquement nos relations d’affaires. N’oubliez pas que c’est vous qui donnez à l’autre le pouvoir sur vous au niveau relationnel.

Il est tout indiqué de travailler en premier avec nos alliés pour consolider nos positions, ensuite d’influencer les indifférents pour devenir des alliés et en dernier lieu tenter d’identifier et de comprendre les opposants pour mieux se positionner.

Rester intègre et accepter que chacun carbure à quelque chose de différent, permet d’être plus souple et plus stratégique dans ses fonctions, ce qui amène assurément plus de satisfaction au travail.

Open post

Gestion humaine: avez-vous le style directif ou collaboratif?

 

Gérer une équipe, c’est optimiser le potentiel de chacun en acceptant la différence.

J’ai observé au cours de ma carrière que les leaders qui s’entourent de gens qui leur ressemblent sont voués à se limiter dans leurs possibilités de développement et dans celles de leur équipe. Les gestionnaires qui n’ont pas confiance en eux ont peur de s’entourer de gens forts qui les challengeront dans leur mode de fonctionnement, dans leur façon de penser. Ils se privent d’évoluer, car ils évitent les nouveautés pour maintenir une forme de contrôle dans une réalité connue qui les sécurise.

Les leaders confiants sont conscients qu’il y a plusieurs façons de faire ou de voir les choses, ils stimulent leurs gens à collaborer, à partager leur point de vue en offrant de la rétroaction constante qui favorise l’apprentissage en continu. En déléguant des responsabilités à la hauteur de leur potentiel, il leur donne le goût de se lever le matin pour continuer à se dépasser, car les employés se sentent concernés et motivés à faire une différence dans l’organisation.

Le directif demande à ses gens d’exécuter la tâche demandée sans trop réfléchir ou sans la remettre en question. Le collaboratif investira dans le capital relationnel et n’hésitera pas à demander de l’aide et à prendre des risques pour réussir à atteindre collectivement les objectifs. Selon vous, lequel des deux aura le plus de chance de mobiliser son équipe et d’obtenir un bon taux de rétention du personnel?

Ce qui est différent peut être complémentaire et enrichissant, mais parfois menaçant. Accepter que l’autre puisse avoir une perspective différente demeure stimulant pour les employés, ils se sentent entendus et considérés, ce qui les mobilise et les incite à continuer de s’engager dans la voie de la présence et de l’amélioration continue, en valorisant l’apprentissage comme mode de développement.

Crédit Photo : Normand Leduc